COP16 : 200 milliards par an pour soutenir la biodiversité.
L'accord de la COP16 a été accueilli comme un véritable progrès pour la sauvegarde de la nature.
Les nations développées se sont engagées à mobiliser au moins 200 milliards de dollars par an d'ici 2030, afin de soutenir les pays en développement dans leurs efforts pour protéger la biodiversité. Cet engagement a été formulé à Rome, en Italie, lors de la reprise des discussions de la COP16, qui avaient été suspendues en Colombie en novembre dernier. Cet accord a reçu l'approbation des 196 pays signataires de la Convention sur la diversité biologique, y compris la Russie, mais sans la participation des États-Unis.
Ce nouvel accord a été perçu comme une victoire pour le multilatéralisme, surtout dans un contexte mondial aussi incertain. Les discussions qui ont eu lieu à Rome ont permis de redynamiser les efforts collectifs pour faire face aux défis environnementaux, et cet engagement financier est crucial pour aider les nations les plus vulnérables à préserver leur écosystème. En unissant leurs forces, ces pays espèrent non seulement protéger la biodiversité, mais aussi promouvoir un développement durable qui bénéficie à tous.
Lin Li, le directeur principal de la politique mondiale au WWF International, a souligné l'importance pour les négociateurs de tous les pays de dépasser leurs divergences afin de trouver un terrain d'entente. Il a insisté sur l'urgence de mobiliser des financements pour garantir que l'objectif de 200 milliards de dollars par an, promis d'ici 2030, soit atteint. Cette somme est essentielle pour soutenir les initiatives de conservation et de protection de l'environnement à l'échelle mondiale.
An Lambrechts, qui dirige la délégation de Greenpeace à la COP16, partage ce point de vue et insiste sur la nécessité pour les pays du Nord de respecter leurs engagements. Selon lui, il est impératif que les décisions prises lors de cette conférence se traduisent par des financements concrets pour la préservation de la biodiversité. Bien que des avancées aient été réalisées, de nombreux pays espéraient une ambition plus forte pour stopper et inverser la perte de biodiversité d'ici 2030, un objectif qui semble de plus en plus difficile à atteindre.