Le Parlement a définitivement adopté une loi pour limiter l'utilisation des PFAS, ces «polluants éternels».
Les députés ont donné un large soutien à la loi proposée par le groupe écologiste, qui vise à limiter la production et la vente de produits contenant des PFAS. Ces substances, souvent qualifiées ...
Ces substances, souvent qualifiées de « polluants éternels », suscitent de vives inquiétudes tant au sein de la population que des autorités, en raison de leur impact potentiel sur la santé. Le projet de loi, qui a reçu l'appui de la gauche ainsi que de la coalition au pouvoir, a été voté avec un score de 231 voix pour et 51 contre, et il est désormais prêt à être mis en application.
Les PFAS, qui sont des composés chimiques presque indestructibles, se retrouvent dans une multitude d'objets du quotidien. Ils s'accumulent progressivement dans notre environnement, que ce soit dans l'air, le sol, l'eau ou même dans notre alimentation, et finissent par s'infiltrer dans notre organisme, notamment dans le sang et les tissus des reins et du foie. Cette situation soulève des préoccupations majeures sur la santé publique, ce qui a motivé cette initiative législative pour protéger les citoyens contre ces substances nocives.
La France met en place sa première législation visant à lutter contre les Pfas, un groupe de plus de 10 000 substances chimiques présentes dans une multitude de produits du quotidien, comme les emballages alimentaires, les poêles antiadhésives, les cosmétiques, les peintures et même les mousses utilisées pour éteindre les incendies. Ces molécules sont partout : dans l'air que nous respirons, dans les rivières, dans la flore et la faune, ainsi que dans nos propres corps. Leur présence est préoccupante, car elles sont liées à divers problèmes de santé, notamment des troubles du système immunitaire et endocrinien, une baisse de la fertilité, des déséquilibres métaboliques et une augmentation du risque de certains cancers.
Une étude de Santé publique France, publiée en 2019, révèle que tous les Français sont exposés à des niveaux de Pfos (acide perfluorooctanesulfonique) et de Pfoa (acide perfluorooctanoïque), deux composés emblématiques des Pfas. Ces substances sont classées respectivement comme « cancérogène possible » et « cancérogène pour les humains » par le Centre international de recherche sur le cancer. Cette législation marque donc un tournant dans la lutte contre ces produits chimiques, en cherchant à protéger la santé publique et à réduire l'exposition de la population à ces substances potentiellement dangereuses.