L'Italie fait un pas historique : le féminicide inscrit dans le code pénal.
Un tournant significatif a été franchi en Italie avec l'adoption d'un projet de loi qui érige le féminicide en un crime distinct. Ce texte, voté le vendredi 3 mars, marque une avancée majeure dans ...
Ce texte, voté le vendredi 3 mars, marque une avancée majeure dans la lutte contre la violence faite aux femmes. Auparavant, le code pénal ne prévoyait des circonstances aggravantes pour les homicides de femmes que si l'auteur était marié ou lié par le sang à la victime. Désormais, le féminicide sera reconnu comme un crime à part entière, ce qui souligne l'importance de cette problématique dans la société italienne.
Le gouvernement italien a donc pris une décision historique le 7 mars en adoptant ce projet de loi, qui va au-delà de la simple qualification d'homicide. En faisant du féminicide un crime à part entière, il envoie un message fort sur la nécessité de protéger les femmes et de reconnaître la gravité de ces actes. Cette nouvelle législation vise à renforcer la lutte contre les violences de genre et à garantir que les victimes reçoivent la reconnaissance et la protection qu'elles méritent, indépendamment de la relation entre l'agresseur et la victime.
Dans le cadre du nouveau projet de loi, qui a été adopté en Conseil des ministres juste avant la journée internationale des droits des Femmes, le féminicide est désormais reconnu comme un crime dès qu'il est commis en raison de la discrimination ou de la haine envers une personne en tant que femme. Ce changement législatif marque une avancée significative dans la lutte contre la violence faite aux femmes, comme l'a souligné la Première ministre Giorgia Meloni dans un communiqué, qualifiant cela de "nouveau pas en avant" pour contrer ce fléau.
L'instauration de ce "crime autonome de féminicide" a pour but de mettre en lumière la spécificité de ce type de crime, le distinguant ainsi de l'homicide classique. La ministre de la Famille, Eugenia Roccella, a précisé lors d'une conférence de presse que cette distinction est essentielle pour illustrer l'asymétrie de pouvoir qui existe entre les hommes et les femmes. Elle a également insisté sur la nécessité de protéger et de reconnaître le droit des femmes à dire non, à mettre fin à une relation ou à ne plus aimer, affirmant que c'est là le cœur du sujet.