Nuisibles : la demande de 8 fédérations de chasse rejeté par la justice
Huit fédérations départementales de chasse, insatisfaites du nombre de martres, fouines, pies et renards à abattre, ont décidé de faire appel au Conseil d’Etat à l’automne 2023. Leur but ? ...
Leur but ? Obtenir du ministère de la Transition écologique un arrêté encore plus destructeur. Cependant, toutes leurs demandes ont été refusées le 10 février 2025 par la plus haute instance administrative de France !
Dans la nature, on trouve des animaux comme le renard, la fouine, la martre, la belette, ainsi que des oiseaux tels que la corneille noire, le corbeau freux, la pie bavarde, le geai des chênes et l'étourneau sansonnet. Ces créatures, au nombre de quatre mammifères et cinq oiseaux, se retrouvent malgré elles sur une liste peu flatteuse des « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts », qui est mise à jour tous les trois ans par un arrêté ministériel. Autrefois désignés comme « nuisibles », ces animaux, désormais appelés « ESOD », continuent d'être la cible de pièges cruels et de méthodes d'abattage, souvent pour des raisons discutables. Ce triste sort leur est réservé tout au long de l'année, sans répit.
Récemment, une lueur d'espoir est apparue le 10 février 2025, lorsque le Conseil d'État a rejeté les demandes des fédérations départementales de chasseurs de plusieurs régions, dont l'Aube, la Corrèze et la Haute-Loire. Ces fédérations avaient contesté un arrêté du ministre de la Transition écologique, daté du 3 août 2023, qui n'avait pas inclus certains animaux sur la liste des ESOD. Parmi les espèces en question figuraient la fouine et la pie bavarde dans l'Aube, ainsi que d'autres cas similaires dans plusieurs départements, ce qui montre l'ampleur du mécontentement face à cette décision.
En plus de cela, la fédération de Meurthe-et-Moselle a également attaqué le ministère pour ne pas avoir permis la chasse au renard sous terre. Cette situation met en lumière les tensions entre la protection de la faune et les intérêts des chasseurs, qui cherchent à obtenir des dérogations pour des espèces qu'ils considèrent comme problématiques. Le débat sur la gestion de ces animaux continue d'alimenter des discussions passionnées, alors que la lutte pour leur protection se heurte à des pratiques de chasse qui semblent ancrées dans la tradition.